Littérature ?

Mercredi 12 juillet 2006

"Poussant la porte en toi, je suis entré Mouvements
Agir, je viens
Je suis là
Je te soutiens
Tu n'es plus à l'abandon
Tu n'es plus en difficulté
Ficelles déliées, tes difficultés tombent
Le cauchemar d'où tu reviens hagarde n'est plus
Je t'épaule
Tu poses avec moi
Le pied sur le premier degré de l'escalier sans fin
qui te porte
qui te monte
qui t'accomplit

je t'apaise
je fais des nappes de paix en toi
je fais du bien à l'enfant de ton rêve
Afflux
afflux en palmes sur le cercle des images de l'apeurée
afflux sur les neiges de sa pâleur
afflux sur son âtre... et le feu s'y ranime

AGIR, JE VIENS
Tes pensées d'élan sont soutenues
Tes pensées d'échec sont affaiblies
J'ai ma force dans ton corps, insinuée
...et ton visage, perdant ses rides, est rafraîchi
la maladie ne trouve plus son trajet en toi
la fièvre t'abandonne

La paix des voûtes
la paix des prairies refleurissantes
la paix rentre en toi

Au nom du nombre le plus élevé, je t'aide
Comme une fumerolle
s'envole tout le pesant de dessus tes épaules accablées
les têtes méchantes d'autour de toi
observatrices vipérines des misères des faibles
ne te voient plus
ne sont plus

Equipage de renfort
en mystère et en ligne profonde
comme un sillage sous-marin
comme un chant grave
je viens
ce chant te prend
ce chant te soulève
ce chant est animé de beaucoup de ruisseaux
ce chant est nourri par un Niagara calmé
ce chant est tout entier pour toi

Plus de tenailles
plus d'ombres noires
plus de craintes
il n'y en a plus trace
il n'y a plus à en avoir
où était peine, est ouate
où était éparpillement, est soudure
où était infection, est sang nouveau
où étaient les verrous est l'océan ouvert
l'océan porteur et la plénitude de toi
Intacte, comme un oeuf d'ivoire.

J'ai lavé le visage de ton avenir."

Henri Michaux, "Face aux verrous"

C'est aussi un souvenir. Le livre est resté sur mon bureau pendant quelques dizaines de mois. Et puis finalement, je l'ai rangé. Sur l'étagère, là, au dessus.

Par Pontifex
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Samedi 25 novembre 2006

[ Cornemuse téléchargée au hasard avec quelques Chemical Brothers -qui passent au Zenith en Juin prochain- au milieu ]

Après "Hommage à la Catalogne" et "la Ferme des Animaux", je suis en train de relire "1984".
Je n'en suis necore qu'à quelques pages, mais mes impressions sont vachement différentes de celles que j'avais eu à l'époque ou je l'ai lu pour la première fois.

Je suis assez naif, en général. D'ailleurs, ça me dessert pas mal dans mon boulot. Un exemple simple : je suis incapable de croire qu'un concurrent qui vient de me serrer la main avec un sourire aux levres n'hésitera pas à me botter les fesses demain s'il doit faire ça pour vendre à ma place ...

J'ai beaucoup de mal à intégrer une des idées développées par Orwell, par exemple dans "la Ferme des Animaux" : celle selon laquelle un réformateur, une fois au pouvoir, aura vite fait de tuer la réforme pour se maintenir au pouvoir. C'est pourtant un cliché. Je sais que N., avec ses piles de bouquins de Marx, Hegel et autres théoriciens de la cause communiste, pourrait m'en tartiner des louches sur le sujet.
C'est assez bien illlustré dans "Le Pen en Provence", un bouquin que j'avais lu il y a deux ans, et qui faisait un historique des relations entre Le Pen et les partis au pouvoir depuis 20 ans (gauche et droite confondues). Autant ne se tirer dans les pattes qu'en apparence, autant n'être des ennemis qu'en apparence, et se partager le gateau en sous main ... D'ailleurs, Georges Freche nous montre depuis quelque temps (et quelques jours en particulier) que les étiquettes politiques, c'est de la façade ... Laurent Fabius est également pas mal dans le domaine.

Bon, mais revenons à 1984 ... Et ben, lire un paragraphe sur le visage scientifiquement impassible de Winston, sa peur de montrer ses émotions, relever la tête et voir mon visage reflété par la vitre du métro, voir tous les autres passagers également impassibles ... Merde, on n'en est pas très loin, de 1984. Et on a toujours de bonnes raisons de s'en rapprocher.

WAR IS PEACE
FREEDOM IS SLAVERY
IGNORANCE IS STRENGTH

Par Pontifex
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Jeudi 14 décembre 2006

[ TV on the Radio - Staring at the Sun ]

the Zombie Survival Guide Du génie encore ! Je mets le lien bien que je ne sache pas encore ce que M. Brooks vaut personnellement ... Déjà, ce site officiel, ça me semble louche ... Quoique, moi aussi j'ai mon site officiel ... Bref, ok.

Ca pourrait être du vrai second degrès comme nous, les jeunes coolos branchouillesques, on les aime, MAIS NON ! Ca ne l'est PAS ! Ce livre est un véritable guide !

J'ai commencé à le potasser ce matin. Je sais déjà (imaginez ! Après seulement un aller-retour en métro !) ce qu'est un zombie, comment ça fonctionne, quelles sont ses envies, quelles sont ses capacités physiques, mentales, quels sont ses besoins vitaux et ses comportements prévisibles, quels sont ses points forts et ses points faibles par rapport à moi, pauvre trouillard de mortel.
Et ben putain, je sais que ça me servira, lors de l('inévitable ?)a confrontation, lorsque ils seront là, dans les rues, à errer à la recherche d'une victime toute désignée, par exemple un loser qui n'aurait pas lu "The Zombie Survival Guide" !

L'info du jour : l'espérance de vie d'un zombie (dans des conditions normales de température et de pression) est de 3 à 5 ans ! Miiiirte, moi qui croyais qu'ils se décomposaient à un rythme normal ! Ben non, en fait ils ne pourrissent pas, ils ne récupèrent simplement pas des blessures qui les affectent (par exemple des micro-blessures musculaires que nous connaissons sous le nom de "courbatures"). Surtout si aucune grosse blessure "provoquée" ne les affecte, ils peuvent durer quelques années (bien que leur "vivacité" tende à se réduire avec le temps).

Autre info du jour : ils n'ont en fait pas d'organe de digestion opérationnel ! En fait ... Bon, j'arrête, il suffit de lire le livre pour être au courant.

Quelques documentaires (de plus ou moins bonne facture) :

- "28 Jours Après" ("28 Days Later"), 2002, de Danny Boyle : très bon (et récent, c'est rare), bien qu'il véhicule l'idée que les morts-vivants peuvent courir. Cela dit, les zombies de Danny Boylene sont pas des zombies stricto sensu, ils sont les victimes d'une expérience de laboratoie qui aurait mal tourné.

- "Zombie", aka "Dawn of the Dead", 1978 et son self-remake de 2004, de George Romero, LA BIBLE n°2 en matière de zombies. Le remake est assez réussi. A savoir, il y a eu des suites, moins bonnes ...

- "La Nuit des Morts Vivants" ("Night of the Living Dead"), 1968 et son remake de 1990, LA VRAIE BIBLE en matière de zombies. Comme Zombie, plusieurs suites ont été plus ou moins baclées également, mais ce premier épisode représente LE MUST. Pas trop gore, mais bien pensé, plutôt suggéré qu'imposé en fait.

- contre-référence communément acceptée comme méprisable (bien que la BO contienne une bonne participation de Marilyn Manson) : "Resident Evil", 2002, de Paul Anderson : quel blaireau celui-là ... Il possède LA licence d'un des meilleurs jeux console de siècle, un casting qui comprend Michelle Rodriguez (pas moins !) (j'aime pas Milla Jovovich), et ben NON ! Il fout tout en l'air en nous torchant une merdouille marketing digne d'un Matrix ... A chier, si je puis me permettre. Ca sent U.G.C. à plein nez.

- autre contre-référence, plus discutée celle-là: "Land of the Dead", 2005, de George Romero ... De ce film, j'attendais beaucoup ... Je suis ressorti dégouté. Des zombies intelligents, qui interagissent avec leur environnement et qui apprennent même à communiquer! "La mort du genre", que je me suis dit, en sortant du cinéma. Digne d'un épisode des "X-Or" de mon enfance ... En contradiction totale avec les lois de la nature ... Celles-là même que détaille le livre dont ce post fait l'objet (et voilà, je retombe sur mes pates, fin du post).

Par Pontifex
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Jeudi 11 janvier 2007

[ Archive - Programmed ]

World War Z A lire en complément du précédent Max Brooks, un orgasme pour tout mortel souhaitant appréhender la confrontation mortels / zombies un peu plus sérieusement qu'en regardant mollassonnement l'échec représenté par cette daube de Resident Evil.

Ce n'est pas un roman, c'est un recueil d'interviews effectuées par l'auteur dans le cadre d'une mission internationale d'évaluation de la situation mondiale, quelques années après "The World War Z", l'invasion et la prise de contrôle de presque tout la surface du globe pr les morts-vivants. L'analyse d'une période de plus de 10 ans pendant laquelle on a eu chaud aux fesses.

Comment l'épidémie s'est-elle répandue ? Comment certains profiteurs cyniques ont dans un premier temps cherché à tirer un avantage financier de la detresse des foules et de l'impuissance des autorités ? Quel a été l'aveuglement des pouvoirs politiques ? Pourquoi les Israeliens et le gouvernement de Pretoria ont-ils (peut-être ?) mieux géré cette crise ? Quelles étaient les tactiques de lutte dans les souterrains et les égouts parisiens ? Quid de la défection de ce sous marin nucléaire chinois ? Etait-il possible pour un otaku de survivre au dernier étage d'un immeuble Tokyoite après l'évacuation officielle de l'archipel japonais ? La reconquête a-t-elle été menée comme elle aurait du l'être et en attendant, de quelle manière ont pu être maintenus des ilots de résistance dans ces territoires dévastés par l'infection et ou des bandes menées par de nouveaux chefs de guerre avides de pouvoir cherchaient a établir leur domination ? Et pour finir, quelle est la probabilité de voir ressurgir, alors que l'humanité tarde à panser ses plaies, l'épidémie ?

Ce documentaire donne la parole à toutes les parties en présence, du chirurgien brésilien au douanier iranien, du passeur thibétain à l'ex chef du gouvernement de crise américain, du sous marinier chinois au commandant de la garnison de Rotterdam, de l'aviatrice américaine au docteur et vétéran maoiste chinois.

Preuve que tout n'est pas gagné, preuve que nous n'avons pas forcément tiré toutes les leçons de nos échecs passés, certains commencent déjà récupérer cet honorable effort littéraire : la société de production "Plan B", de Brad Pitt (quel nom admirablement choisi mmh ?) a déjà racheté les droits de cette oeuvre pour en faire, n'en doutons pas, un hommage édulcoré et chewing-gumesque à l'éternelle survivance de la race humaine ... Ssssssa mère

Par Pontifex
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Jeudi 8 mars 2007

[ Rien ]

Tristes Tropiques Et ben ... Après avoir lu la biographie de l'auteur, j'hésite à me lancer à taper quelques lignes sur l'oeuvre ...

Euh, "un très bon livre", ça irait ?

C'est un mélange d'aventure, d'anthropologie, d'histoire, de philosophie par moments.
Après (et même pendant, avec l'aide -ou même sans sans- d'un petit jointnounet) sa lecture, vous ne verrez plus jamais un coucher de soleil comme ceux d'avant. Il a l'art de vous immerger complètement dans les situations les plus (apparemment) anodines.
Très utile pour le métro. Plus de métal, plus de carreaux blancs et de sols crasseux, vous oubliez l'ambiance des couloirs sales et les devantures criardement cheap des magasins Jennyfer (pour ceux qui passent Gare du Nord à Paris), vous voilà passant quelques quarts d'heures avec les Nambikwara du Brésil, à vous demander dans quelle mesure et sous quelles conditions serait-il possible de jauger le niveau de leur culture à l'aune de la votre ... Mais c'est quoi ma culture, au fait ?

Au pire, vous réaliserez ... J'ai réalisé que je ne suis qu'un rustre trop sûr de lui-même pour comprendre (un jour peut-être) que l'herbe est toujours plus verte ... Mais putain, elle à l'air sacrément verte, là bas, quand-même.

Au mieux ... J'imagine que vous vendrez le contenu de votre demeure à vil prix et prendrez le premier bateau vers "n'importe où mais loin vers le Sud" ?

Par Pontifex
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Lundi 26 mars 2007

[ Nine Inch Nails - The Way Out is Through ]

JF Revelounet Je suis en train de lire le titre susdit, de l'auteur susdit (image à droite).

Incroyable ... Toutes les deux ou trois pages j'en reste sur le c ... Tant de mauvaise foi ... Bon, la foi, bonne ou mauvaise, n'a jamais été un argument valable de toute façon, ok.

Facts, facts. Je citerai donc.

"Saddam refusait d'anéantir ses stocks d'armes de destruction massive", ce qui encore peut aller, moi-même à l'époque (le livre date de 2002) je n'avais pas les idées très claires sur le sujet.
Mais ça : "... empéchait les inspecteurs des Nations Unies de les contrôler". Remarque, on peut aussi répondre à cette critique qu'il ne s'est avéré que plus tard que les USA avaient largement fait pour discréditer et contrecarrer le travail des inspecteurs (et prétendre ensuite qu'ils avaient été empéchés par le gouvernement irakien).

"L'OMC, dont le rôle est précisément de soumettre les échanges économiques internationaux à des règles" ... Hem ... Est-ce angélique de ma part d'émettre l'hypothèse que les règles édictées par l'OMC pourraient dans de nombreux cas être édictées à notre avantage (par "nous" j'entends "les pays riches") et au désavantage des pays pauvres ? Sans même parler de la part de bonheur (on va pas parler de fric, quand-même ?) que nous retirons des dits avantages par rapport à celle qu'en retirent ceux qui négocient effectivement les règles de l'OMC ... M. Lagardère, par exemple, pour rester en France. Bon, mais c'est un autre sujet.
Je veux dire, je suis pas contre une règlementation internationale en la matière, mais pas mal de doutes peuvent être émis sur la manière dont les règles (de l'OMC) sont définies à l'heure actuelle, non ?
Le principal objectif de l'OMC est la "libéralisation du commerce". Bon, mais si on s'assoit à 8 blancs face un togolais désarmé et qu'on lui demande d'ouvrir ses frontières à nos exportations sans conditions préalables, sous peine d'être rayé dela carte (économique, au moins), est-ce une manière saine de "soumettre les échanges économiques internationaux à des règles" ? (j'ai l'impression que JF Revelounet répondrait par l'affirmative, moi)
Je veux dire, je ne demande pas à JF Revelounet un retour au Marxisme (parce qu'apparement c'est que veulent, pour lui, toutes les forces de gauche depuis le centre), mais simplement un peu de clarté, c'est jouable ça non ? S'il avait la moitié du mérite qu'on lui accordait, pourquoi n'a-t-il pas mentionné ce genre de controverses dans son livre ? Il ne pouvait pas ignorer ces arguments, quand-même ? Voix ignorées parce que voix de gauche ?

(en parlant de la crise de 1929)
"Donc, sur toute la planete, la vie économique se sclérose et se met à ressembler, en somme, à ce que souhaitent pour l'humanité les adversaires de la mondialisation. Le résultat ne se fait pas attendre : c'est la crise de 1929."
Alors ça ... Je ne savais pas que la crise de 1929 était due à une régionalisation et un regain de protectionisme économique généralisé ... Si je ne me rappelle plus exactement de ses causes (lointains cours d'histoire), en tout cas je sais qu'elle avait été transmise de pays en pays par l'interdépendance des économies. Non ? Encore une fois je ne prône pas ici un retour au protectionisme, simplement qu'on ne mette pas au passif d'une mondialisation "raisonnée" (que la plupart des forces de gauche prônent) cette crise de 1929.

Qu'ont écrit les critiques concernant tout ça ? Lesquels des critiques littéraires habituels ont questionné les dires de JF Revelounet, ou AU MINIMUM mis en cause des arguments très douteux pourtant cités en long, en large et en travers dans ce livre ?

Bon, voilà ou j'en suis. Ce ne sont que quelques exemples, piochés au hasard. Et je n'en suis qu'à la page 86. Et j'hésite à continuer ce livre, que j'avais précisément décidé de lire pour connaitre au moins les principaux arguments de la droite (nouvelle gauche ?), libérale et/ou néo-libérale, ceux qui voient les USA comme un exemple possible.
Ben pour l'instant, je retourne vers Bourdieu, Chomsky, Halimi et Wacquant. Sans problèmes.

Ah, et également, je voudrais préciser que je suis désolé d'avoir trop écrit dans ce post. C'est vrai, ça nuit à la recherche de l'information par les moteurs de recherche. C'est comme d'écrire "JF Revel n'a peut-être pas été aussi précis et impartial qu'on aurait pu l'attendre de la part d'un écrivain communément encensé", ça doit nuire à la présentation d'une information consensuelle, ça doit nuire aux ventes. Et du coup tu te retrouves avec un chiffre de ventes de merde. Une erreur.

Par Pontifex
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Samedi 5 mai 2007

[ Eric Weissberg & Steve Mandell - Dueling Banjos ]

Méharées "Dans ma zériba, 22 octobre 1929 : une couleuvre blonde en dévore une autre. J'ignorais ce cannibalisme. Cela entre assez vite, et, bien entendu, à sens unique : la proie une fois engagée ne peut ressortir. Aussi quand j'ai saisi la queue de l'avalé, l'avalant s'est-il trouvé fort penaud, retenu par cette étrange ficelle, et, malgré ses efforts pour conserver l'air dégagé et indépendant, mimant à ravir le poisson pris à la ligne."

(une "zériba", est une "défense en abattis d'épineux, entourant un parc à bestiaux, un camp, etc.; parc ou camp entouré d'un abattis; ailleurs : hutte de paille")

Cet extrait est dans le fond assez peu représentatif. Par contre, la forme est là. Des pages de découvertes scientifiques et de voyages sur ce ton léger. J'ai souvent souri en lisant ces paragraphes pleins d'ironie.

J'ai choisi ce livre au hasard en furetant dans les allées de la librairie (fnac, je dois l'avouer). Au sortir de Noam Chomsky ("Le profit avant l'homme"), la lecture de Théodore Monod est plutôt riante, une bouffée d'air neuf (mais brulant), la liberté, les grands espaces, la terra incognita, le "fog of war" à réduire (sur une carte du monde réel cette fois), et tout ça.
Cette été, au Mali, c'est vers le Nord que je regarderai, en essayant de deviner dans la brume de chaleur (y parait) les massifs (y parait) et les étendues désertes (y parait) que Théodore Monod raconte dans "Méharées".

Par Pontifex
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Vendredi 13 juillet 2007

[ Nine Inch Nails - No, You Don't ]

Ebène Il n'y aura pas de paradis "Faire sa valise, la défaire, la refaire, la redéfaire, la refaire, une machine à écricre (Hermes Baby), un passeport (SA 323273), un billet, un aéroport, une passerelle, un avion, attachez vos ceintures, le décollage, détachez vos ceintures, le vol, le tangage, le soleil, les étoiles, l'espace, le déhanchement des hôtesses de l'air, le sommeil, les nuages, le ralentissement des turbines, attachez vos ceintures, la descente, l'aterrissage, la terre ferme, détachez vos ceintures, la passerelle, l'aéroport, le carnet de vaccinations, le visa, la douane, le taxi, les rues, les maisons, les gens, l'hôtel, la clé, la chambre, l'air étouffant, la soif, la différence, l'étranger, la solitude, l'attente, la fatigue, la vie."

Par Ryszard Kapuscinski
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